
- On connaît aussi cette espèce végétale sous les noms de "rièble", "grateron", "gratte-cul", "gratte-langue", "saigne-langue", "gaille", "gaillet accrochant", "herbe collante", "anis sucré". Plusieurs de ces noms vernaculaires font référence aux petits aiguillons recourbés qui couvrent les tiges et les fruits, ce qui lui permet de grimper sur d'autres végétaux ou, à ses fruits globuleux — les petites « boules » —, de s'accrocher aux vêtements ou aux poils des animaux afin de disséminer ses graines.

et aussi en...
- Arménien (Arménie) Մակարդախոտ կպչուն
- Azerbaïdjanais (Azerbaïdjan) İlişkən qatıqotu
- Basque (Pays Basque) Ziabelar latz
- Biélorusse (Biélorussie) Маруна ўчэпістая
- Bulgare (Bulgarie) Лепка
- Chypriote (Chypre) Llau‘r offeiriad
- Croate (Croatie) Priljepača
- Danois (Danemark) Burre-sneere
- Espéranto Alkroĉa galio
- Ethiopien (Ethiopie) Roomav madar
- Finlandais (Finlande) Kierumatara
- Hongrois (Hongrie) Ragadós galaj
- Iranien (Iran) بی تی راخ
- Islandais (Islande) Klifurmaðra
- Israëlien (Israël) דבקה זיפנית
- Koweïtien (Koweït) Les serghek byghan
- Letton (Lettonie) Ķeraiņu madara
- Lituanien (Lituanie) Kibusis lipikas
- Macédonien (Macédoine) Лепавец
- Mandarin (Chine) 原拉拉藤
- Norvègien (Norvège) snerje-græs
- Ouzbek (Ouzbékistan) Chakamigʻ
- Polonais (Pologne) Przytulia czepna
- Roumain (Roumanie) Lipicioasă
- Russe (Russie) Подмаренник цепкий
- Salvadorien (Salvador) Snärjmåra
- Seychellois (Seychelles) Snuorddomáđir
- Slovaque (Slovaquie) Lipkavec obyčajný
- Surinamais (Suriname) snuorddomáđir
- Suèdois (Suède) kierumatara
- Tchèque (Tchéquie) Svízel přítula
- Turc (Turquie) Yoğurt otu
- Ukrainien (Ukraine) Підмаренник чіпкий
A savoir
Le Gaillet grateron est une plante adventice qui se distingue par sa résistance aux herbicides. Elle est également considérée comme un bioindicateur, signalant une eutrophisation des milieux due à la pollution azotée. Cette plante a trouvé une place dans la phytothérapie traditionnelle, où ses vertus diurétiques, sudorifiques et cicatrisantes sont reconnues. Utilisée en compresse, elle aide à apaiser les irritations cutanées.
Outre ses applications médicinales, les graines de Gaillet grateron, une fois torréfiées, offrent une boisson ressemblant au café. De plus, les feuilles et les tiges de la plante peuvent être dégustées crues en salade ou cuites dans des soupes, apportant ainsi une source de vitamine C bienvenue dans notre alimentation.
Photos

Propriétés médicinales

- antispasmodique
- diurétique
- hypotenseur
- sudorifique
- vulnéraire
- maladie de peau
En cuisine...

- La torréfaction de ses fruits bien mûrs (lorsqu'ils commencent juste à brunir) fournit l'un des meilleurs succédané de café (plante qui appartient à la même famille) mais moins riche en caféine, ce qui explique son emploi comme pseudo-café pendant le blocus continental, et encore au début du xxe siècle en Angleterre où il est désigné comme le café des riches car il restait cher à fabriquer. Cueillis juste mûrs, lorsque leur couleur passe du vert au brun, et correctement torréfiés, leur arôme en est très proche. Il est probable que les graines des autres espèces du genre Galium pourraient fournir un succédané de même qualité mais elles sont trop petites pour être utilisées.
- Les feuilles et tiges jeunes (avant que la plante ne s'imprègne de silice et ne devienne trop dure) ont un goût qui rappelle celui des pousses de petit pois et peuvent être consommées crues (en salade, jus, pesto) ou de préférence cuites (en soupe) pour enlever la texture rêche. Elles sont riches en vitamine C.
- Comme toutes les espèces de gaillet, il est comestible mais désagréable en bouche à cause de ces crochets (d'où le nom vernaculaire de « gratte-langue »). Les variétés vivaces sans crochets, bien que moins tendres et juteuses, sont beaucoup plus agréables. Toutes les variétés font un thé plaisant.





























